Le 26 septembre dernier, lors du vote de la motion M-312, nous avons eu la surprise de constater que la ministre de la Condition féminine, l’honorable Rona Ambrose, a pris position pour la mise en place d’un comité dont le mandat aurait été de revoir le statut juridique du fœtus à la lumière des avancées scientifiques. Ce comité aurait, sans aucun doute, ouvert à nouveau le débat sur l’avortement (en dépit de la promesse du Parti Conservateur de ne pas revenir sur cet acquis).
Nous sommes d’avis que cette prise de position nécessite un rafraichissement des connaissances de madame Ambrose sur la question du libre-choix et sur l’importance de l’accès universel et gratuit à l’avortement pour toutes les femmes- ce que défend d’ailleurs 75% de la population canadienne.
Pendant les 9 prochaines semaines, nous vous invitons à envoyer à la ministre un argument en faveur du libre-choix. Vous pouvez y aller de votre répertoire ou utiliser le nouvel argument que nous mettrons en ligne chaque lundi sur notre site (www.fqpn.qc.ca). Transmettez-le-lui par courriel, lettre, Twitter, Facebook, téléphone ou autre…Il est prouvé que la répétition est bénéfique dans le cadre de nouveaux apprentissages.
C’est une question de solidarité. Il faut savoir qu’en plus de devoir représenter et défendre les droits des femmes vivant au Canada, Rona Ambrose occupe de nombreuses autres fonctions, dont celle de ministre des Travaux publics et des Services gouvernementaux. On comprend qu’il lui soit difficile de concilier famille et travail et de rester à jour sur tous ses dossiers. Appuyons notre ministre! Éduquons-la! Avec un peu de constance, Rona Ambrose obtiendra sa note de passage d’ici le temps des fêtes. Il faut l’espérer. Sinon, nous nous reprendrons à la session d’hiver.
Pour faire suivre un argument en faveur du libre-choix à la ministre de la Condition féminine, téléchargez le modèle de lettre qui sera actualisé chaque semaine (ou copiez-collez ci-dessous) . Vous pouvez ensuite:
- Lui envoyer un courriel : Ambror@parl.gc.ca
- Lui écrire (il n’est pas nécessaire de mettre un timbre) : Room 163 East Block, Ottawa, ON K1A 0A6
- Téléphoner à son bureau : 1-613-996-9778
- Poster sur sa page Facebook : https://www.facebook.com/ronaambrose
- Twitter : @MinRonaAmbrose
Et ce pendant les neuf prochaines semaines!
Consigne essentielle; communiquez-nous toutes vos initiatives: mettez-nous en copie de vos fax, courriel, faites-nous savoir si vous avez envoyé une lettre ou passé un coup de téléphone : eduquonsambrose@fqpn.qc.ca; Fax FQPN : 514.866.1100.
Cette campagne est réalisée avec la participation du Centre de santé des femmes de Montréal, de L’R des centres de femmes du Québec, de la Fédération des femmes du Québec et de Relais-femmes.
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Leçon numéro 1
Madame Ambrose,
Savez-vous qu’en 1966, les avortements clandestins étaient la principale cause d’hospitalisation des femmes au Canada(1)?
C’est une des raisons pour lesquelles je suis pro-choix. Être pour le libre-choix, c’est laisser aux femmes le pouvoir de choisir si et quand elles souhaitent devenir mères. C’est leur offrir des options, et parmi ces options, celle de l’accès à l’avortement universel, sécuritaire et gratuit.
Je tiens à vous partager cette information suite à votre prise de position en faveur de la motion M-312, qui, si elle avait été adoptée, aurait pu ouvrir la porte à la criminalisation de l’avortement, à l’interdiction de certaines formes de contraception et à la surveillance des comportements des femmes enceintes.
J’espère ainsi contribuer au meilleur exercice possible de votre mandat en tant que ministre de la Condition féminine - qui consiste à représenter et défendre les droits des femmes - et éviter ainsi tout futur malentendu.
Cordialement,
(Votre nom)
([1])« Selon le Bureau fédéral de la statistique, en 1966 l’avortement était la principale cause d’hospitalisation des femmes avec 45 482 admissions ». Louise Desmarais, 2010, La mobilisation politique et sociale autour de la question du droit des femmes à l’avortement, présentation au colloque de l’INRS - Urbanisation Culture Société, 3 février.