Dès sa première élection en 2003 comme premier ministre, Jean Charest a annoncé son souhait de faire une « réingénierie » de l’État. Ses budgets d’austérité ont imposé le virage drastique qu’il souhaitait en mettant en oeuvre d’importantes compressions et un recours accru à la taxation, à la privatisation et à la tarification des services publics. Un ensemble de mesures régressives comme la hausse des frais de scolarité, la hausse prévue des frais d’hydroélectricité et la contribution santé appauvrissent la classe moyenne et maintiennent les plus pauvres dans une situation de survie inacceptable. Et qui nous dit que le résultat des élections changera cela? Aucun des trois partis qui pourraient prendre le pouvoir ne s’est clairement prononcé en faveur d’une fiscalité progressive.
Nous ne sommes pas des valises! Mettons NOTRE richesse à notre service! Réapproprions-nous nos espaces de travail et de militance pour exprimer notre refus général face à ces politiques qui nous appauvrissent! Invitons l’ensemble de la population à organiser des actions dans leur milieu de travail, dans la rue, dans les parcs afin d’exprimer leur mécontentement!
Nous nous mobilisons pour le bien commun plutôt que pour assouvir la soif des grands patrons. Selon nos moyens :
- organisons des actions directes et des manifestations avec nos regroupements, nos syndicats, nos associations, les groupes communautaires de notre quartier, nos voisinEs
- affichons-nous dans nos milieux de travail, organisons des actions symboliques, des activités d’éducation populaire ou des lignes de piquetage
- participons aux manifestations et actions organisées pour cette journée
- allons chercher des mandats de grève pour cette journée, suspendons nos activités et mobilisons-nous en grand nombre!
Nous nous mobilisons pour :
- augmenter le nombre de paliers d’imposition pour que les plus riches contribuent davantage
- augmenter les impôts des grandes entreprises et réduire les abris fiscaux
- augmenter les redevances sur l’exploitation des ressources naturelles
- le retrait de la loi spéciale, anti-démocratique et répressive (projet de loi 78).
Nous nous mobilisons contre :
- l’instauration de la taxe santé de 200 $ par personne
- la hausse des frais de scolarité
- la hausse des tarifs d’hydroélectricité
- la corruption et la collusion entre les partis politiques et les élites économiques.
Le 4 octobre, mobilisons-nous pour riposter!